| En quelques mots : La finance mondiale est en train de jouer contre elle-même. En injectant plus de 8,9 trillions de dollars dans des entreprises liées à la déforestation, les institutions financières alimentent une économie de la perte – perte de biodiversité, de stabilité climatique, de droits humains, et in fine, de résilience économique. Le rapport Forest 500 de Global Canopy ne se contente pas de dénoncer : il démontre, chiffres à l’appui, que la déforestation est un risque systémique sous-estimé, que les politiques sont trop rares, trop faibles, et trop peu mises en œuvre, et que les géants de la finance – Vanguard, BlackRock, JPMorgan Chase – restent spectateurs d’une crise qu’ils pourraient pourtant transformer. Ce rapport est un appel à l’action stratégique : il montre que la déforestation est une crise solvable, que les outils existent, que les leviers sont identifiés, mais que la volonté manque. Il propose une feuille de route claire : politiques robustes, mise en œuvre rigoureuse, transparence radicale, et engagement actif. Car investir dans la nature, ce n’est pas un luxe moral – c’est une nécessité économique. Et chaque dollar investi dans la déforestation est un pari contre l’avenir. |
Les ressources
🔗 Global Canopy – Finance – Deforestation is a bad investment
🔗 Global Canopy – TNFD – University of Oxford – 2025-06 – Evidence review on the financial effects of nature-related risks
Sommaire
Chapitre 1 – Executive Summary
Le capital contre la forêt : une économie de la dévastation
8 900 milliards de dollars irriguent une économie mondialisée de la déforestation, orchestrée par les 500 entreprises les plus influentes dans les chaînes de valeur des neuf commodités forestières à risque – du bœuf au caoutchouc, du soja au café. Ce chiffre est le reflet d’un système financier qui, par ses choix d’investissement, alimente la perte de biodiversité, aggrave les dérèglements climatiques et expose l’économie mondiale à des risques systémiques croissants.
Le World Economic Forum classe désormais les risques liés à la nature parmi les quatre menaces majeures de la décennie à venir. Et une étude conjointe de Global Canopy, TNFD et l’Université d’Oxford démontre que les atteintes à la nature ne sont pas seulement écologiques : elles sont financièrement destructrices, amplifiant les vulnérabilités des entreprises et des marchés.
Mais le plus inquiétant est l’aveuglement stratégique de ce financement. En continuant de soutenir des entreprises sans plans de transition clairs, les institutions financières mettent en péril leur propre stabilité, tout en compromettant les efforts mondiaux pour atténuer le changement climatique. La finance pourrait être un levier de transformation, mais elle reste, pour l’heure, un moteur de destruction.
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