Climat, conflits, déplacements – repenser la résilience urbaine – par UN-Habitat

L’idée à retenir: Les villes sont à la fois les épicentres et les leviers de résolution de la polycrise climatique, conflictuelle et sociale. L’interconnexion entre changement climatique, conflits urbains et crise du logement constitue un nœud stratégique décisif pour la résilience globale.

Le Nexus Climat-Conflit urbain illustré au travers de boucles de rétroaction complexes :

  • Le climat comme multiplicateur de conflits : pénurie d’eau, chaleur extrême, déplacements forcés → tensions sociales → violences urbaines.
  • Le conflit comme destructeur de résilience climatique : destruction d’infrastructures, pollution, effondrement des services → vulnérabilité accrue.
  • Le logement comme catalyseur ou amortisseur : logement inadéquat = exposition accrue aux risques climatiques + facteur de tensions sociales (exclusion, évictions, gentrification).
  • Les déplacements comme facteur de fragilité urbaine : les déplacés climatiques et de guerre s’installent souvent dans des zones informelles, aggravant les risques et les tensions.
En quelques mots : Dans un monde où les températures montent et les tensions s’exacerbent, les villes deviennent les épicentres de la polycrise climatique, sociale et sécuritaire. Ce rapport d’UN-Habitat propose une lecture systémique du nexus climat-conflit-logement, et invite à réinventer des politiques urbaines dans une perspective de paix climatique. Les villes peuvent devenir des actrices de résilience, à condition d’être financées, gouvernées et inclusives.

La ressource

🔗UN-HABITAT – 2025 – Rising temperatures, rising tensions – The urban climate-conflict nexus amid the global housing crisis

Sommaire

Avant-propos

Les crises urbaines ne sont plus des événements isolés. UN-Habitat rappelle que les villes sont devenues les théâtres principaux de la polycrise contemporaine : pauvreté persistante, inégalités croissantes, dégradation environnementale, conflits et déplacements forcés s’y entremêlent. Le rapport s’inscrit dans la dynamique stratégique du Plan 2026–2029 de l’agence, qui articule deux axes majeurs : l’action climatique et la réponse aux crises.

Le préambule de cette thèse : Le climat et les conflits ne peuvent plus être pensés séparément des dynamiques urbaines. L’urbanisation accélérée et chaotique est un facteur de vulnérabilité autant qu’un levier de résilience. Le logement inadéquat, les services défaillants et les inégalités spatiales sont autant de catalyseurs de tensions. À l’inverse, une ville bien planifiée, inclusive, où chacun accède à un habitat digne, peut devenir un bastion de stabilité dans un monde en mutation.

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