| Synthèse du rapport de mars 2026 de l’UNEP WCMC (Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature) Etat des espèces migratrices dans le monde – rapport intermédiaire |
En quelques mots
Deux ans après le premier Rapport sur l’état des espèces migratrices dans le monde, lancé à Samarkand en février 2024, la Convention sur les espèces migratrices (CMS) publie ce rapport intérimaire à l’occasion de sa COP15, réunie à Campo Grande, au Brésil, du 23 au 29 mars 2026. Produit par le Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature du PNUE (PNUE-WCMC) pour le Secrétariat de la CMS, il couvre 1 200 espèces inscrites aux Annexes de la Convention – des oiseaux de rivage arctiques aux requins pélagiques, des ongulés des steppes d’Asie centrale aux tortues marines du Pacifique – et s’appuie sur la version 2025-1 de la Liste rouge de l’UICN, publiée en mars 2025, ainsi que sur la littérature scientifique parue entre fin 2023 et septembre 2025.
Le rapport est conçu comme une mise à jour ciblée entre deux rapports complets, le prochain étant prévu pour la COP16. Pourtant, cela ne doit pas tromper sur la gravité de son contenu. 24 % des espèces migratrices suivies par la CMS sont désormais menacées d’extinction, contre 22 % en 2024. 49 % connaissent un déclin démographique documenté, contre 44 % il y a deux ans. Sur les espèces réévaluées depuis le dernier rapport, les reclassements vers une catégorie plus menacée sont 3,7 fois plus nombreux que les améliorations. L’extinction mondiale du courlis à bec grêle – inscrit à l’Annexe I de la CMS, sans observation confirmée depuis 1995 – est formellement actée pour la première fois.
Le rapport documente aussi des avancées méthodologiques réelles : cartographie sans précédent des routes migratoires terrestres et marines, identification croissante des habitats critiques via les zones clés pour la biodiversité et les aires importantes pour les mammifères marins et les requins. Ces outils révèlent notamment qu’un pays est connecté en moyenne à 28 autres juridictions via des espèces marines migratrices – ce qui redéfinit l’échelle à laquelle la responsabilité de conservation doit s’exercer. Ils montrent aussi que même en atteignant l’objectif de 30 % d’aires marines protégées fixé par le Cadre mondial de Kunming-Montréal, 60 % des zones vitales pour la mégafaune marine très mobile resteraient non protégées.
Les ressources
🔗 CMS (Convention sur les espèces migratrices) – UNEP WCMC (Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature) – rapport de mars 2026 – Etat des espèces migratrices dans le monde – rapport intermédiaire
🔗 CMS (Convention sur les espèces migratrices) – UNEP WCMC (Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature) – rapport de mars 2026 – Global Assessment of Migratory Freshwater Fishes
🔗 Le rapport complet de 2024 : CMS (Convention sur les espèces migratrices) – UNEP WCMC (Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature) – State of the World’s Migratory Species Report – Edition 1
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