Synthèse du rapport The Earth League, Futurearth et WRCP d’octobre 2025 – 10 New Insights in Climate Science 2025-2026
| En quelques mots: Le rapport 10 New Insights in Climate Science 2025/2026 est une synthèse transdisciplinaire et politiquement stratégique visant à compenser l’espacement entre les rapports de l’IPCC (GIEC). Il montre cette fois que le réchauffement s’accélère, que les puits naturels s’effondrent, que les impacts sanitaires et économiques sont déjà là, et que les solutions technologiques ne suffiront pas. Il propose pour chaque « insight » des leviers: une refonte des politiques climatiques, une coordination entre conventions, une montée en puissance des politiques mixtes, et une reconnaissance des limites planétaires. |
Les ressources
🔗 WCRP – The Earth League – FutureEarth – 2025-10 – 10 New Insights in Climate Science 2025-2026
Et quelques articles scientifiques sur les sujets clés de l’article
🔗Forster, P. M. et al. (2024) – Indicators of Global Climate Change 2023: Annual update of key indicators of the state of the climate system and human influence
🔗Friedlingstein, P. et al. (2025) – Global Carbon Budget 2024
🔗Weiskopf, S. R. et al. (2024) – Biodiversity loss reduces global terrestrial carbon storage
🔗Dasgupta, S. et al. (2024) – Heat stress and the labour force
🔗Lamb, W. F. et al. (2024) – The carbon dioxide removal gap
🔗Probst, B. S. et al. (2024) – Systematic assessment of the achieved emission reductions of carbon crediting projects
Sommaire
En quelques mots
Le changement climatique accélère. Ce rapport, produit par Future Earth, The Earth League et le WCRP révèle les mécanismes d’emballement, les points de rupture, les angles morts des politiques climatiques, et les illusions persistantes sur les solutions. Il montre que les modèles sous-estiment la vitesse du réchauffement, que les puits de carbone naturels s’effondrent, que les océans deviennent des pièges à chaleur, que les maladies tropicales colonisent les zones tempérées, et que les marchés du carbone sont minés par des crédits fantômes. Il demande une révision des politiques climatiques, et une coordination entre conventions internationales. Les limites planétaires doivent de plus être intégrées dans les modèles économiques.
Introduction – Le seuil du basculement
2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec +1,55 °C au-dessus des niveaux préindustriels. Ce n’est pas encore une transgression formelle de l’Accord de Paris, mais c’est évidemment une alerte rouge. Les glaciers fondent, les océans surchauffent, les extrêmes climatiques se multiplient. Les émissions, elles, continuent d’augmenter. Les engagements nationaux (NDCs) sont insuffisants, les mises à jour tardent, et les modèles sous-estiment l’accélération du réchauffement. La COP30 à Belém devrait être une COP d’implémentation, mais les obstacles à cela sont structurels : manque de transparence, inertie diplomatique, sous-financement chronique. Le rapport propose une alternative à l’attente des rapports IPCC : une synthèse annuelle, agile, transdisciplinaire, pour informer les décisions politiques en temps réel. Il s’appuie sur plus de 150 experts, et vise à intégrer la science dans les mécanismes de gouvernance, du local au global.
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