| Synthèse du sondage « Les Français et le lien entre nature et activité économique », de février 2026, proposé par le WWF réalisé par elab |
En quelques mots
La résilience de l’économie française repose sur un socle écologique dont la fragilité est largement ignorée par le corps social. Si 72 % des entreprises européennes dépendent structurellement de la nature, une majorité de Français (54 %) sous-estime ou ignore encore ce lien organique, percevant l’environnement comme un décor plutôt que comme partie vitale de la production. Le choc est donc important lorsqu’ils sont exposés aux données scientifiques. Cette déconnexion alimente une défiance : 76 % des citoyens ne font plus confiance aux grandes entreprises pour s’autoréguler, exigeant une contrainte législative face à des engagements vus comme des manœuvres de réputation. Le rapport montre l’émergence d’une exigence de sincérité, la protection de la biodiversité devenant une condition de survie économique.
La ressource
🔗 WWF – 2025-02 – Les Français et le lien entre nature et activité économique
Ressources complémentaires
🔗 WWF – 2026-02 – L’indice NAT 40 – les entreprises du CAC 40 à l’épreuve de la nature et la synthèse publiée aujourd’hui également Indice NAT40 – Le CAC 40 face au défi de la biodiversité – par le WWF
🔗 IPBES – 2026-02 – The impact and dependence of business on biodiversity and nature’s contributions to people et la synthèse publiée sur la chaîne (en français malgré le titre) The impact and dependence of business on biodiversity and nature’s contributions to people – par l’IPBES (2026) – Synthèse
Sommaire
Introduction
Une méconnaissance structurelle de la dépendance économique au vivant
L’économie moderne semble avoir réussi l’exploit de masquer ses fondations naturelles à la conscience collective. Seule une minorité de Français (46 %) identifie une dépendance forte entre l’activité des entreprises et les services rendus par la nature. Ce déni, ou cette ignorance, touche particulièrement les jeunes générations : 68 % des 18-24 ans sous-estiment ce lien, là où leurs aînés de plus de 65 ans font preuve d’une lucidité supérieure (54 %). Cette asymétrie de perception se prolonge dans l’analyse des risques : près d’un Français sur deux estime qu’une dégradation de la nature n’aurait qu’un impact limité sur l’emploi ou le pouvoir d’achat, révélant une vision segmentée où l’économie ne dépendrait pas des limites planétaires.
Abonnez-vous pour accéder à la synthèse détaillée
Cet article était gratuit le jour de sa parution. En vous abonnant, vous pourrez accéder à toutes les archives de la chaîne RSE depuis sa création. Ce sont à date des centaines de synthèses de rapports, d’articles scientifiques, d’articles de presse. Vous avez accès également aux ressources originales, et aux ressources complémentaires proposées.
Votre soutien me permet de nourrir ma veille, payer les outils que j’utilise, et améliorer la qualité des contenus. Merci de m’accompagner et de vous nourrir de mon travail.
En savoir plus sur REPÈRES RSE
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
