Les chiffres clés des transports en 2025 en France – Par le Datalab

Cette synthèse présente une analyse détaillée des chiffres clés des transports en France pour l’année 2023, mettant en lumière les tendances économiques, les dynamiques de transport de marchandises et de voyageurs, ainsi que les externalités environnementales et les performances des entreprises du secteur. Elle offre une vue d’ensemble précise et contextualisée des enjeux et évolutions du secteur des transports.

Synthèse des Chiffres Clés des Transports 2025

Économie des Transports

L’économie des transports en France en 2023 se caractérise par une dépense totale de 521 milliards d’euros, marquant une hausse de 1,1 % par rapport à l’année précédente. Cette augmentation, bien que modeste, reflète une reprise progressive après les perturbations causées par la pandémie de Covid-19. La dépense totale dépasse désormais de 18,4 % son niveau d’avant la crise sanitaire, soulignant une reprise notable dans le secteur.

Les ménages français continuent d’être les principaux contributeurs aux dépenses de transport, représentant 45 % de la dépense courante en 2023. Leur contribution a augmenté de 6,0 % en valeur, bien que ce rythme soit moins soutenu qu’en 2021 et 2022, années marquées par une reprise post-Covid plus dynamique. Les dépenses des administrations publiques ont également augmenté, atteignant 73,3 milliards d’euros, soit une hausse de 4,7 % par rapport à 2022.

Le solde des échanges extérieurs de services de transport est redevenu déficitaire en 2023, à -4,4 milliards d’euros, après deux années consécutives d’excédents. Cette situation reflète les défis persistants dans le commerce international et les fluctuations des prix des transports de marchandises et de voyageurs.

La production de la branche transports, évaluée à 268,2 milliards d’euros en 2023, a diminué de 5,2 % en valeur, affectée par une conjoncture économique morose et des tensions géopolitiques. Le transport de voyageurs a toutefois montré une résilience, avec une augmentation de 9,9 % en valeur, dépassant ainsi son niveau d’avant-crise. En revanche, le transport de marchandises a vu ses prix chuter de 14,8 %, après des augmentations significatives les années précédentes.

Transport Intérieur de Marchandises

Le transport intérieur de marchandises en France a connu des fluctuations notables en 2023. Avec 330,9 milliards de tonnes-kilomètres, le transport terrestre de marchandises a enregistré une baisse de 4,0 %, après une diminution de 0,9 % en 2022. Cette tendance reflète les défis économiques persistants et les ajustements post-pandémie.

Le transport routier, qui domine largement avec 89 % du fret terrestre, a vu son activité diminuer de 2,3 %. Cette baisse est relativement modérée par rapport aux autres modes de transport, tels que le ferroviaire et le fluvial, qui ont connu des replis plus marqués. Le transport ferroviaire de marchandises a chuté de 16,7 %, affecté par les mouvements sociaux et les coûts élevés de l’électricité. De même, le transport fluvial a diminué de 10,2 %, atteignant son plus bas niveau depuis 1997, en raison de la conjoncture générale sur les matières premières et des difficultés dans le secteur de la construction.

Le transport maritime de marchandises a également diminué de 4,5 %, affecté par la baisse du transport de vracs solides et de conteneurs. Les ports français ont vu une diminution du trafic, notamment en raison de la réduction de l’utilisation du charbon et des dynamiques du marché céréalier. En revanche, le fret aérien a connu une légère reprise de 3,4 %, bien que son niveau reste en deçà de celui d’avant la crise sanitaire.

Ces dynamiques soulignent les défis et les opportunités dans le secteur du transport de marchandises, nécessitant des investissements continus dans les infrastructures et l’innovation pour soutenir une reprise durable.

Transport Intérieur de Voyageurs

En 2023, le transport intérieur de voyageurs en France a atteint 1033 milliards de voyageurs-kilomètres, marquant une stabilisation par rapport à l’année précédente, avec une légère baisse de 0,3 %. Cette stabilité cache des dynamiques contrastées entre les différents modes de transport.

Le transport individuel en véhicules particuliers, qui représente 82,2 % du total, a diminué de 1,6 %. Cette baisse interrompt la reprise observée en 2021 et 2022, qui avait suivi le creux causé par la crise sanitaire. Malgré cette diminution, le transport individuel reste le mode dominant pour les déplacements de voyageurs.

En revanche, le transport collectif a connu une croissance de 6,4 %, portée par une dynamique prononcée dans le transport collectif routier (+12,0 %) et le transport ferré (+5,0 %). Ces augmentations reflètent une reprise des déplacements collectifs, bien que le niveau d’activité reste en deçà de celui d’avant-crise pour la plupart des modes, à l’exception notable du transport ferré, qui dépasse de 6,4 % son niveau de 2019.

Le transport aérien intérieur a diminué de 2,0 %, continuant de ressentir les effets de la pandémie. Cependant, le trafic maritime, mesuré en nombre de passagers, a poursuivi sa hausse avec une augmentation de 20,3 %, bien que le niveau global reste inférieur à celui d’avant-crise.

Ces tendances soulignent une reconfiguration progressive des habitudes de transport, avec un potentiel de croissance pour les modes collectifs et durables, tout en mettant en lumière les défis persistants pour certains segments comme le transport aérien.

Externalités du Transport

Les externalités du transport en 2023 révèlent des impacts environnementaux significatifs, avec des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui, bien que diminuées de 3,4 % par rapport à 2022, restent un défi majeur. Avec 126,8 millions de tonnes équivalent CO2, les transports représentent 34 % des émissions de GES en France, soulignant leur rôle central dans la problématique climatique.

Le transport routier est le principal contributeur, responsable de plus de 60 % des émissions des transports. Les voitures particulières et les véhicules lourds, tels que les poids lourds, bus et cars, sont les principaux émetteurs, représentant respectivement 53 % et 24 % des émissions du secteur.

La consommation d’énergie des transports a diminué de 3,1 % en 2023, à 489,4 térawattheures (TWh), restant en dessous de son niveau d’avant-crise. Le transport individuel constitue l’essentiel de la consommation d’énergie du transport de voyageurs, avec 273,3 TWh en 2023. Le transport de marchandises, quant à lui, représente 39 % de la consommation totale d’énergie du secteur, avec une prédominance du transport routier.

Les émissions de polluants atmosphériques, tels que les oxydes d’azote (NOx) et les particules fines (PM2,5 et PM10), continuent de poser des problèmes de santé publique. Le transport routier est le principal émetteur de ces polluants, contribuant à des concentrations élevées dans les zones urbaines.

Ces externalités appellent à des efforts continus pour améliorer l’efficacité énergétique, promouvoir des modes de transport plus durables et réduire l’impact environnemental du secteur des transports en France.

Entreprises Françaises de Transport

Le secteur des transports et de l’entreposage en France a connu une croissance significative depuis le milieu des années 2010, en grande partie grâce à l’essor des livraisons à domicile et, dans une moindre mesure, au développement des services de taxis et de voitures de transport avec chauffeur (VTC). En 2021, le secteur comptait près de 223 000 entreprises, un chiffre qui a plus que doublé par rapport à 2014, reflétant une dynamique entrepreneuriale soutenue.

Cependant, en 2023, les créations d’entreprises hors micro-entreprises ont diminué par rapport à 2022, restant en deçà des niveaux de 2019, avec environ 14 000 nouvelles entreprises. Cette baisse des créations d’entreprises « classiques » contraste avec la croissance continue des micro-entreprises, qui représentent désormais une part majeure des nouvelles immatriculations. En 2023, les créations de micro-entreprises ont augmenté de 8,1 %, atteignant 71 008 unités, principalement dans le transport de voyageurs et de marchandises.

Parallèlement, les défaillances d’entreprises ont augmenté de manière significative, avec 2278 redressements judiciaires en 2023, soit une hausse de 31,0 % par rapport à 2022. Cette augmentation des défaillances touche particulièrement le sous-secteur du transport routier de fret et des services de déménagement, où les difficultés économiques se sont intensifiées.

Malgré ces défis, le secteur des transports et de l’entreposage reste un pilier économique important, avec un chiffre d’affaires de 286 milliards d’euros en 2022, représentant 5,7 % du chiffre d’affaires total des entreprises françaises, hors agriculture. Les soldes intermédiaires de gestion, tels que le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée brute et l’excédent brut d’exploitation, ont tous montré une croissance positive en 2022, reflétant une reprise post-pandémique.

Le secteur des transports de voyageurs, qui représente 29 % de la production totale du secteur, a montré une résilience notable, tandis que le transport de marchandises, représentant 41 % de la production, continue de jouer un rôle crucial dans l’économie. Les entreprises des autres services, y compris la poste, contribuent également de manière significative, avec 30 % de la production du secteur.

Ces dynamiques soulignent à la fois les opportunités et les défis auxquels le secteur des transports est confronté, nécessitant des stratégies innovantes et des investissements continus pour soutenir une croissance durable.

Emploi dans les Transports

Le secteur des transports joue un rôle crucial dans l’économie française, non seulement en termes de mobilité, mais aussi en tant que pourvoyeur d’emplois. En 2023, le secteur a continué de montrer une dynamique intéressante malgré les défis économiques et les perturbations liées à la pandémie de Covid-19.

Les entreprises de transport et d’entreposage ont connu une croissance significative ces dernières années, notamment avec l’essor des livraisons à domicile et des services de taxis et VTC. Cependant, les créations d’entreprises hors micro-entreprises ont diminué en 2023 par rapport à 2022, restant en deçà des niveaux pré-pandémiques. Cette tendance reflète les incertitudes économiques persistantes et les défis auxquels le secteur est confronté.

Les défaillances d’entreprises ont augmenté de manière notable, atteignant 2278 redressements judiciaires en 2023, soit une hausse de 31,0 % par rapport à 2022. Cette augmentation des défaillances est particulièrement marquée dans le sous-secteur du transport routier de fret et des services de déménagement, où les difficultés économiques se sont intensifiées.

Malgré ces défis, le secteur des transports continue de représenter une part importante de l’économie française, avec un chiffre d’affaires de 286 milliards d’euros en 2022. Les entreprises du secteur ont réalisé 5,7 % du chiffre d’affaires total des entreprises françaises, hors agriculture. Les soldes intermédiaires de gestion, tels que le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée brute et l’excédent brut d’exploitation, ont tous montré une croissance positive en 2022, reflétant une reprise post-pandémique.

Infrastructures et Matériels de Transport

Les infrastructures de transport sont essentielles pour soutenir la mobilité des personnes et des marchandises en France. En 2023, le secteur a continué d’investir dans le développement et la modernisation des infrastructures pour répondre aux besoins croissants et aux exigences environnementales.

Le transport routier reste le mode dominant, représentant une part significative des investissements en infrastructures. Les routes et autoroutes sont essentielles pour le transport de marchandises et de voyageurs, et des efforts continus sont déployés pour améliorer leur efficacité et leur durabilité. Les investissements dans les infrastructures ferroviaires ont également été une priorité, avec des projets visant à moderniser les réseaux existants et à développer de nouvelles lignes à grande vitesse.

Le transport fluvial et maritime a également bénéficié d’investissements, bien que ces modes de transport représentent une part plus modeste des infrastructures globales. Les ports français ont vu des améliorations pour accueillir des navires plus grands et plus efficaces, tandis que les voies navigables intérieures continuent de jouer un rôle important dans le transport de marchandises.

Enfin, les infrastructures aériennes ont été mises à niveau pour répondre à la demande croissante de voyages aériens. Les aéroports ont investi dans des technologies modernes pour améliorer l’efficacité opérationnelle et réduire l’impact environnemental.

Ces investissements dans les infrastructures de transport sont cruciaux pour soutenir la croissance économique, améliorer la connectivité et promouvoir des modes de transport plus durables en France.

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