| Le rapport de Swiss Re Institute projette des pertes assurées dues aux catastrophes naturelles atteignant 146 milliards de dollars en 2025 (sur les 328 milliards de dollars de pertes économiques), avec une probabilité de 1 sur 10 que ces pertes dépassent 300 milliards de dollars en cas d’année de pertes maximales. Ce rapport décrypte les tendances actuelles, les défis liés à l’assurabilité, et les mesures nécessaires pour renforcer la résilience face à des risques croissants. |
Les catastrophes naturelles en 2025
Le rapport Sigma de Swiss Re Institute, publié en janvier 2025, décrit les pertes assurées liées aux catastrophes naturelles, projetant une augmentation continue jusqu’à 145 milliards de dollars en 2025. Ce chiffre déjà impressionnant pourrait être dépassé en cas d’année de pertes maximales, avec une probabilité de 1 sur 10 que les pertes atteignent 300 milliards de dollars ou plus.
Une tendance inquiétante : les pertes assurées en hausse

Les pertes assurées dues aux catastrophes naturelles suivent une tendance à la hausse depuis plusieurs années, avec une croissance annuelle de 5 à 7 % en termes réels. En 2024, les pertes assurées ont atteint 137 milliards de dollars, un chiffre en ligne avec cette tendance. Les événements marquants de l’année, tels que les ouragans Helene et Milton, ainsi que les tempêtes convectives sévères, ont été les principaux contributeurs à ces pertes.
Les perils secondaires, comme les tempêtes convectives et les inondations, ont été les principaux responsables des pertes en 2024. Cependant, les perils primaires, tels que les ouragans et les tremblements de terre, représentent le plus grand potentiel de pertes. Ces événements, bien que moins fréquents, peuvent entraîner des pertes bien supérieures à la tendance en cas de frappe dans des zones urbaines densément peuplées.
Les années de pertes maximales : un défi pour les réassureurs
Le rapport affiche la probabilité d’années de pertes maximales, où les pertes assurées peuvent dépasser 300 milliards de dollars. Ces années sont caractérisées par des événements de grande ampleur, tels que des ouragans majeurs ou des tremblements de terre dévastateurs. Les réassureurs jouent un rôle fondamental dans l’absorption de ces chocs, couvrant plus de la moitié des pertes au-delà de la tendance annuelle.
Le capital de réassurance, estimé à 500 milliards de dollars en 2024, est bien positionné pour absorber ces pertes. Cependant, il est essentiel que la croissance du capital de réassurance suive le rythme de l’augmentation des risques naturels. Les cat bonds et autres instruments financiers innovants offrent une couche supplémentaire de protection, renforçant la résilience du secteur.
L’assurabilité des risques naturels, défi croissant
L’augmentation des pertes assurées pose des défis importants en termes d’assurabilité. Aux États-Unis, les pertes nettes des assureurs habitation ont augmenté de 8 % depuis 2018, en grande partie en raison de l’augmentation des coûts de construction et de réparation. Les régions à haut risque, telles que la Californie et la Floride, sont particulièrement touchées.
Le rapport souligne la nécessité de mesures de prévention et d’adaptation pour réduire le potentiel de pertes. Des exemples concrets, tels que l’amélioration des codes de construction et l’investissement dans des infrastructures résilientes, montrent que des mesures efficaces peuvent réduire les coûts d’assurance et maintenir la viabilité du transfert de risques.
Vers un paysage de risques plus durable
Pour que l’industrie de l’assurance puisse transférer les risques de catastrophe de manière durable, des mesures d’adaptation supplémentaires sont nécessaires. Le rapport appelle à une approche multilatérale, impliquant les propriétaires individuels, les gouvernements, les régulateurs et l’industrie de l’assurance.
Des exemples passés, tels que les améliorations des codes de construction en Floride et les mesures de protection contre les inondations à La Nouvelle-Orléans, montrent que des efforts coordonnés peuvent réduire le potentiel de pertes. L’industrie de l’assurance peut encourager la réduction des risques en partageant ses connaissances, en fixant des normes de souscription et en offrant des incitations.
Concepts clés
- Perils primaires et secondaires : Les perils primaires, tels que les ouragans et les tremblements de terre, ont un potentiel de pertes plus élevé, tandis que les perils secondaires, comme les tempêtes convectives et les inondations, sont plus fréquents mais moins dévastateurs.
- Années de pertes maximales : Années où les pertes assurées dépassent la tendance annuelle en raison d’événements de grande ampleur.
- Réassurance : Les réassureurs jouent un rôle crucial dans l’absorption des chocs liés aux années de pertes maximales, couvrant plus de la moitié des pertes au-delà de la tendance.
- Adaptation et prévention : Mesures nécessaires pour réduire le potentiel de pertes, telles que l’amélioration des codes de construction et l’investissement dans des infrastructures résilientes.
Ressources
- Le rapport Swiss Re Institute (2025) Natural catastrophes: insured losses on trend to USD 145 billion in 2025. Sigma Report
- Données complémentaires sur swissre.com/sigma.
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