430 milliards de dollars – Coût économique de la perte de nature et stratégie d’entreprise – Ceres

En quelques mots : 430 milliards de dollars par an. C’est le coût direct de la perte de nature pour huit secteurs clés de l’économie mondiale. Agriculture, distribution, chimie, mines : tous dépendent de services écosystémiques qu’ils contribuent à dégrader — pollinisation, régulation de l’eau, fertilité des sols, stabilité climatique. Le rapport de Ceres Nature’s Price Tag identifie et chiffre cette dépendance toxique, secteur par secteur, pour chaque service écosystémique et pour chacun des cinq moteurs de dégradation : changement d’usage des terres, surexploitation, pollution, espèces invasives, et changement climatique. Le Ceres enchaîne en proposant une stratégie d’action pour les investisseurs et les entreprises qui permette d’intégrer la nature dans les bilans, de transformer les chaînes de valeur, de fixer des objectifs clairs, et de créer un environnement politique favorable.

Les ressources

🔗 Ceres – 2025-09 – Nature’s Price Tag – The economic cost of nature loss
🔗Base de données ENCORE – Exploring Nature Capital Opportunities, Risks and Exposure

🔗 BCE – 2024-09 – Economic and financial impacts of nature degradation and biodiversity loss
– Cet article est la reconnaissance officielle du risque macroéconomique et financier que représente la dégradation de la nature – La synthèse publiée en octobre 2024 « La Nature ne fait pas de crédit » : Quand la BCE tire la sonnette d’alarme
🔗 The Economics of Biodiversity: The Dasgupta Review qui évaluait la valeur annuelle des services écosystémiques mondiaux à 33 000 milliards $ . Ce rapport tentait de réconcilier économie et écologie en intégrant le capital naturel dans les modèles économiques, les politiques publiques et les décisions d’investissement.

Sommaire

1. Introduction – Le prix de l’aveuglement écologique

430 milliards de dollars par an. 2 150 milliards sur cinq ans.
C’est le prix de la perte de nature. Le rapport de Ceres, Nature’s Price Tag, dénonce une crise écologique abstraite et quantifie donc les pertes économiques sectorielles liées à la dégradation des services écosystémiques, et met en exergue les dépendances invisibilisée qui lient l’économie mondiale à la santé des écosystèmes.

La nature est l’infrastructure de notre vie. Elle régule les pluies, filtre l’air, pollinise les cultures, stabilise les sols, purifie l’eau, et fournit les matériaux de base de l’économie. Cependant, les systèmes économiques actuels la traitent comme une ressource gratuite et inépuisable, tout en l’épuisant à grande vitesse.
Le rapport rappelle les cinq moteurs principaux de cette dégradation : changement d’usage des terres et des mers, surexploitation, pollution, espèces invasives, et changement climatique. Ces forces conjuguées érodent les services écosystémiques et mettent en péril la biodiversité, ce qui fragilise les fondations mêmes de la prospérité humaine.

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