Ce Guide fait partie des RESSOURCES ESSENTIELLES, notre sélection pour les experts de la RSE
| Dans un contexte d’urgence climatique croissante, l’Union Européenne déploie un cadre ambitieux de reporting durabilité avec les standards ESRS. Cette évolution majeure transforme la manière dont plus de 50 000 entreprises devront communiquer sur leurs impacts environnementaux et sociaux. Le guide KPMG éclaire ce changement fondamental qui place la durabilité au cœur de la stratégie d’entreprise, tout en proposant une méthodologie concrète d’application. Ce guide KPMG donne une feuille de route pratique pour anticiper et gérer la transformation. C’est un outil stratégique précieux permettant de : comprendre l’articulation entre les différents standards et leurs implications concrètes, identifier les changements organisationnels nécessaires (notamment en termes de processus et de gouvernance), anticiper les besoins en ressources et compétences, et surtout, transformer une obligation réglementaire en opportunité de renforcer l’intégration de la RSE dans la stratégie globale de l’entreprise. La structure progressive du guide, enrichie d’exemples concrets, permet d’élaborer un plan d’action adapté à la maturité de son organisation tout en anticipant les futures évolutions du reporting durable. |
❇️ Les fondements d'une nouvelle ère du reporting durable
Le reporting durable ne peut plus se limiter à un simple exercice de conformité. Il doit devenir un outil stratégique permettant aux parties prenantes – régulateurs comme investisseurs – d’évaluer la progression des entreprises vers leurs objectifs de durabilité et leur contribution à la transition écologique européenne.
Cette transformation s’inscrit dans la lignée du Green Deal européen de 2020. Face au défi de la neutralité climatique à l’horizon 2050, l’UE a besoin d’informations fiables et comparables pour mesurer les avancées. Les ESRS, développés dans le cadre de la directive CSRD, répondent à cette exigence en instaurant un cadre harmonisé de reporting.
Ce qui distingue fondamentalement les ESRS des standards existants, c’est leur approche intégrée et leur niveau de détail. Si l’on y retrouve des éléments familiers issus des standards GRI ou des recommandations TCFD, les ESRS vont plus loin en exigeant une analyse approfondie des impacts sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Prenons l’exemple d’un fabricant textile : il ne s’agit plus seulement de mesurer ses émissions directes, mais aussi d’évaluer l’impact de ses choix d’approvisionnement sur les conditions de travail des ouvriers textiles ou les conséquences environnementales de la fin de vie de ses produits.
Le déploiement de ces standards suit une approche progressive et pragmatique.
Les premières entreprises concernées, dès 2024, sont les plus grandes sociétés déjà soumises à des obligations de reporting extra-financier. Cette première vague servira de test grandeur nature avant l’extension du dispositif aux autres grandes entreprises (2025), aux PME cotées (2026), et finalement aux groupes non-européens ayant une présence significative dans l’UE (2028).
L’architecture des ESRS reflète cette volonté de progressivité tout en garantissant l’exhaustivité. Elle s’articule autour de :
- Deux standards transversaux (ESRS 1 et 2) qui posent les principes fondamentaux
- Dix standards thématiques couvrant les enjeux environnementaux (E1-E5), sociaux (S1-S4) et de gouvernance (G1)
- Des standards sectoriels à venir qui apporteront un niveau supplémentaire de granularité
❇️ La double matérialité : une révolution conceptuelle dans l'analyse des enjeux durables
Les ESRS introduisent une innovation majeure avec le concept de double matérialité, qui transforme radicalement la manière dont les entreprises doivent appréhender leurs enjeux de durabilité. Cette approche novatrice reconnaît qu’un sujet peut être matériel selon deux dimensions distinctes mais complémentaires.
➡️ Une vision à 360° des impacts
La matérialité ne se limite plus à la seule perspective financière traditionnelle. Elle intègre désormais deux angles d’analyse :
- La matérialité d’impact examine les effets de l’entreprise sur son environnement au sens large. Par exemple, une compagnie pétrolière devra considérer non seulement ses émissions directes de CO2, mais aussi l’impact de ses activités sur la biodiversité locale, les communautés riveraines, ou encore la qualité de l’eau – même si ces impacts n’ont pas d’effet financier immédiat.
- La matérialité financière évalue comment les enjeux de durabilité affectent la performance économique de l’entreprise. Dans le cas d’un fabricant de semiconducteurs, la rareté croissante de l’eau dans certaines régions représente un risque matériel pour ses opérations, nécessitant des investissements dans des technologies de recyclage.
« Une information est considérée comme matérielle lorsque son omission ou son inexactitude pourrait raisonnablement influencer les décisions des utilisateurs du rapport de durabilité »
➡️ Une analyse dynamique et interconnectée
L’originalité des ESRS réside dans la reconnaissance que ces deux dimensions sont souvent interdépendantes et évoluent dans le temps. Un impact environnemental négatif peut se transformer en risque financier à mesure que la réglementation se durcit ou que les consommateurs deviennent plus exigeants. Inversement, une bonne performance sociale peut créer des opportunités commerciales.
On parle dans ce contexte d’une analyse IRO (Impacts, Risques, Opportunités)
Pour illustrer cette dynamique, prenons le cas d’une entreprise textile :
- Impact initial : utilisation intensive de produits chimiques dans la teinture des tissus
- Effet environnemental : pollution des cours d’eau locaux
- Transformation en risque financier : nouvelles réglementations sur les rejets industriels nécessitant des investissements coûteux
- Opportunité : développement de procédés de teinture écologiques créant un avantage compétitif
➡️ Une mise en œuvre méthodique
Le processus d’évaluation de la double matérialité (DMA) suit une démarche structurée en quatre étapes :
- Compréhension du contexte L’entreprise analyse son écosystème, cartographie ses parties prenantes et identifie les enjeux sectoriels spécifiques. Une banque, par exemple, devra comprendre son exposition aux secteurs carbonés dans son portefeuille de prêts.
- Identification des impacts potentiels Cette phase implique une analyse approfondie des activités directes et indirectes. Un constructeur automobile examinera non seulement ses propres émissions mais aussi l’empreinte carbone de sa chaîne d’approvisionnement et l’impact de ses véhicules pendant leur durée de vie.
- Évaluation de la matérialité Chaque impact identifié est évalué selon des critères précis :
- Pour la matérialité d’impact : sévérité, portée et caractère irrémédiable
- Pour la matérialité financière : probabilité et amplitude des effets financiers
- Documentation et communication L’entreprise doit expliciter sa méthodologie, justifier ses choix et présenter clairement ses conclusions aux parties prenantes.
Cette approche par la double matérialité représente un changement profond dans la manière dont les entreprises doivent appréhender leur reporting durable. Elle requiert une collaboration étroite entre les équipes RSE, financières et opérationnelles, ainsi qu’un dialogue renforcé avec les parties prenantes externes.
❇️ De la théorie à la pratique : mettre en œuvre le reporting durable
La traduction concrète des principes ESRS dans un rapport de durabilité représente un défi pour les entreprises. Les standards définissent un cadre précis pour structurer et présenter l’information, tout en laissant une certaine flexibilité pour s’adapter aux spécificités de chaque organisation.
➡️ Une architecture de reporting intégrée
Le rapport de durabilité n’est pas un document isolé – il s’intègre au rapport de gestion et dialogue étroitement avec les états financiers. Cette approche reflète une vision holistique où performance financière et extra-financière sont intrinsèquement liées.
La structure du rapport suit une progression logique :
- Informations générales
- Présentation du modèle d’affaires
- Description de la gouvernance des enjeux durables
- Explication des méthodes d’évaluation et d’estimation
- Déclinaison thématique organisée autour des trois piliers ESG :
- Environnement : du changement climatique à la biodiversité
- Social : des conditions de travail aux droits humains
- Gouvernance : de l’éthique des affaires aux relations fournisseurs
Cette organisation n’est pas une simple juxtaposition d’informations. Les ESRS insistent sur l’importance des interconnexions entre ces différentes dimensions. Par exemple, la stratégie climatique d’une entreprise industrielle aura des implications sociales (formation des employés aux nouvelles technologies) et de gouvernance (supervision des investissements verts).
➡️ Le principe de connectivité : créer du sens dans la complexité
La connectivité de l’information est un principe fondamental des ESRS. Elle s’exprime à plusieurs niveaux :
- Connectivité narrative : expliquer comment les différents enjeux de durabilité s’influencent mutuellement
- Connectivité métrique : établir des liens entre indicateurs financiers et extra-financiers
- Connectivité temporelle : montrer l’évolution des performances dans le temps
Exemple concret : Une entreprise du secteur agroalimentaire rapportant sur ses émissions de GES devra :
- Lier ses objectifs de réduction à ses investissements dans les énergies renouvelables
- Montrer l’impact de ces investissements sur sa structure de coûts
- Expliquer comment ces changements affectent sa compétitivité à long terme
➡️ L'art délicat de l'estimation
Les ESRS reconnaissent une réalité pratique : toutes les informations ne sont pas immédiatement disponibles avec le même niveau de précision. Le standard autorise donc l’utilisation d’estimations, mais dans un cadre strict :
- Les estimations doivent reposer sur des méthodologies documentées
- Les hypothèses sous-jacentes doivent être explicitées
- Les niveaux d’incertitude doivent être communiqués
Cette approche pragmatique est pertinente pour les informations de la chaîne de valeur, où l’accès aux données peut être complexe. Par exemple, un distributeur pourra utiliser des moyennes sectorielles pour estimer l’empreinte carbone de certains fournisseurs, tout en expliquant sa méthodologie et ses limites.
➡️ Les défis de la temporalité
L’approche des horizons temporels dans les ESRS est élaborée. Le reporting doit couvrir :
- Le court terme : jusqu’à un an, aligné sur l’exercice financier
- Le moyen terme : de un à cinq ans
- Le long terme : au-delà de cinq ans
Cette vision multi-temporelle est essentielle pour appréhender les enjeux de durabilité, qui se déploient souvent sur des horizons plus longs que les cycles financiers traditionnels. Un fabricant automobile, par exemple, devra présenter :
- Ses émissions actuelles (court terme)
- Son plan de transition vers l’électrique (moyen terme)
- Sa vision de la mobilité durable (long terme)
❇️ Les standards thématiques : une déclinaison pratique des enjeux de durabilité
L’architecture des ESRS propose une approche structurée des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance à travers dix standards thématiques. Cette segmentation reflète la complexité et l’interdépendance des défis de durabilité auxquels font face les entreprises.
➡️ Les standards environnementaux : le climat comme pierre angulaire
Le standard ESRS E1 sur le changement climatique occupe une place centrale dans le dispositif. Cette priorisation reflète l’urgence climatique et les engagements européens de neutralité carbone. Le standard exige une transparence accrue sur :
- Les stratégies de transition vers une économie bas-carbone
- La résilience climatique du modèle d’affaires
- Les émissions de GES sur l’ensemble de la chaîne de valeur
Illustration concrète : Une entreprise sidérurgique devra :
- Détailler son plan de décarbonation
- Évaluer sa vulnérabilité aux risques physiques et de transition
- Quantifier ses émissions directes (Scope 1), liées à l’énergie (Scope 2) et indirectes (Scope 3)
Les autres standards environnementaux complètent cette approche :
- E2 Pollution : impacts sur l’air, l’eau et les sols
- E3 Eau et ressources marines : gestion durable des ressources hydriques
- E4 Biodiversité : protection des écosystèmes
- E5 Économie circulaire : optimisation des ressources
Cette structure permet une analyse systémique des enjeux environnementaux. Par exemple, une politique de réduction des émissions de CO2 peut avoir des implications sur la consommation d’eau ou la biodiversité.
➡️ La dimension sociale : de l'interne à l'externe
Les standards sociaux adoptent une approche concentrique, partant des collaborateurs directs pour s’étendre à l’ensemble de la sphère d’influence de l’entreprise.
Le standard S1 sur la main d’œuvre propre établit un cadre complet couvrant :
- Les conditions de travail et le dialogue social
- L’égalité des chances et la diversité
- La santé-sécurité et le bien-être
- Le développement des compétences
« La qualité des données sociales doit égaler celle des données financières »
Les autres standards sociaux élargissent progressivement le périmètre :
- S2 Travailleurs de la chaîne de valeur : responsabilité étendue aux partenaires
- S3 Communautés affectées : impacts sur les territoires
- S4 Consommateurs : responsabilité produit et relation client
Cette approche reconnaît la responsabilité croissante des entreprises au-delà de leur périmètre juridique. Un fabricant de smartphones, par exemple, devra s’intéresser aux conditions de travail chez ses sous-traitants asiatiques comme à l’impact de ses produits sur la santé des utilisateurs.
➡️ La gouvernance : l'éthique comme fondement
Le standard G1 sur la conduite des affaires pose les bases d’une gouvernance responsable à travers :
- L’éthique des affaires et la lutte contre la corruption
- La culture d’entreprise et les valeurs
- Les relations avec les parties prenantes
- L’influence politique et le lobbying
Ce standard montre que la gouvernance n’est pas qu’une question de structure, mais aussi de comportements et de pratiques.
➡️ Une mise en œuvre progressive et pragmatique
Les ESRS reconnaissent les défis pratiques de cette transformation et prévoient :
- Des périodes de transition pour certaines exigences
- Des allègements pour les entreprises de moins de 750 employés
- Des solutions pratiques pour gérer le manque de données
Par exemple, pour les informations sur la chaîne de valeur, les entreprises peuvent :
- Utiliser des données sectorielles moyennes
- S’appuyer sur des estimations documentées
- Développer progressivement leurs systèmes de collecte
❇️ Le chemin vers une nouvelle pratique du reporting durable
Le passage de la théorie à la pratique des ESRS représente un voyage de transformation pour les entreprises. Comme le souligne Mark Vaessen, leader du groupe KPMG, « le reporting durable n’est plus un exercice isolé, c’est une transformation qui touche l’ensemble de l’organisation. »
➡️ Une transformation progressive et réaliste
Le premier chapitre de cette transformation s’ouvre en 2024 avec les grandes entreprises européennes déjà rompues au reporting extra-financier. Ces pionniers ouvrent la voie, expérimentent les nouvelles pratiques et identifient les écueils à éviter. Leur expérience servira de guide pour les autres acteurs qui les rejoindront progressivement jusqu’en 2028.
Prenons l’exemple de TechnoGreen, une entreprise technologique européenne. En 2024, elle commence par cartographier ses impacts climatiques. Cette première expérience lui permet d’affiner ses processus avant d’aborder des enjeux plus complexes comme la biodiversité ou les droits humains dans sa chaîne d’approvisionnement. Un apprentissage progressif qui illustre parfaitement l’esprit des ESRS.
➡️ L'orchestre du reporting durable
La mise en œuvre des ESRS ressemble à la direction d’un orchestre. Au pupitre, le conseil d’administration définit le tempo et s’assure que tous les musiciens suivent la même partition. Les différentes fonctions de l’entreprise – finance, RSE, opérations, RH – doivent apprendre à jouer ensemble cette nouvelle symphonie règlementaire
Premier mouvement : La gouvernance transformée
La partition commence par une redéfinition des rôles et responsabilités. Chez EnergyFuture, entreprise du secteur énergétique, cela s’est traduit par la création d’un comité de pilotage durable réunissant mensuellement direction financière, RSE et opérations pour orchestrer la transformation.
Deuxième mouvement : Les processus réinventés
Les entreprises doivent repenser leurs processus de collecte et d’analyse de données. CircularTex, entreprise textile, a ainsi développé un « sustainability control tower » centralisant toutes les données de sa chaîne de valeur, de ses fournisseurs de coton à ses boutiques.
Troisième mouvement : Les systèmes adaptés
Les outils traditionnels de reporting financier ne suffisent plus. GreenTech a ainsi développé une plateforme intégrée permettant de suivre simultanément ses performances financières et extra-financières, illustrant la convergence croissante entre ces deux dimensions.
Quatrième mouvement : Les compétences enrichies
De nouvelles expertises émergent. Les équipes doivent maîtriser de nouveaux concepts, de nouvelles méthodes d’analyse. BuildSmart, entreprise de construction, a mis en place un programme de formation continue couvrant aussi bien les aspects techniques des ESRS que les enjeux climatiques et sociaux.
Cinquième mouvement : L’engagement amplifié
Le dialogue avec les parties prenantes s’intensifie. FoodCare organise désormais des sessions trimestrielles avec ses parties prenantes pour discuter de ses impacts et ajuster sa stratégie en conséquence.
❇️ Des défis pratiques aux solutions créatives
La mise en œuvre des ESRS ressemble parfois à un exercice d’équilibriste, où les entreprises doivent jongler entre transparence et confidentialité, précision et estimation, ambition et réalisme. Les standards anticipent ces tensions et proposent des voies de résolution pragmatiques.
➡️ L'art délicat de la transparence
La transparence, pierre angulaire des ESRS, se heurte parfois à des réalités commerciales sensibles. Prenons le cas de ChemInnovate, entreprise chimique développant des procédés révolutionnaires de capture du CO2. Comment concilier la nécessaire information des parties prenantes sur sa stratégie climatique avec la protection de ses secrets industriels ? Les ESRS offrent une réponse nuancée :
- La possibilité d’omettre certaines informations confidentielles
- L’obligation de justifier ces omissions
- L’encouragement à trouver des alternatives créatives, comme la présentation d’informations agrégées
➡️ Le temps comme allié
Le rapport au temps dans les ESRS permet un mouvement en plusieurs temps. Cela se traduit par exemple :
- Une dispense de comparatifs la première année, reconnaissant qu’il faut du temps pour construire des historiques fiables
- Une approche progressive sur certains indicateurs complexes, particulièrement ceux liés à la chaîne de valeur
- La possibilité de retraiter les historiques quand de meilleures données deviennent disponibles
AgriTech illustre parfaitement cette approche : l’entreprise a commencé par mesurer précisément ses émissions directes avant d’étendre progressivement son analyse à sa chaîne d’approvisionnement agricole, plus complexe à appréhender.
➡️ L'estimation, un art rigoureux
L’estimation n’est pas une approximation hasardeuse mais un exercice méthodique. Comme l’explique Julie Santoro de KPMG : « L’estimation n’est pas l’ennemie de la précision, c’est un outil pour progresser vers une meilleure compréhension de nos impacts. »
Cette philosophie se traduit par un cadre structuré :
- Des méthodologies documentées expliquant chaque hypothèse
- Une hiérarchie des sources privilégiant les données primaires mais acceptant des approximations raisonnées
- Une transparence sur les niveaux d’incertitude
➡️ L'assurance, garantie de crédibilité
L’introduction d’une assurance obligatoire marque un tournant important. Le reporting durable n’est plus une déclaration d’intention mais un exercice aussi rigoureux que le reporting financier. Cette évolution se déploie en trois temps :
- Une assurance limitée dès le début, posant les bases de la fiabilité
- Une montée en puissance progressive des exigences
- Une évolution vers une assurance raisonnable, alignant les standards de vérification sur ceux des données financières
➡️ La taxonomie européenne : le chaînon manquant
Les ESRS s’inscrivent dans un écosystème plus large, dont la taxonomie européenne est un élément clé. Cette classification des activités durables agit comme un dictionnaire commun, permettant de :
- Parler le même langage de la durabilité
- Faciliter la comparaison entre entreprises
- Orienter les investissements vers les activités vraiment durables
Prenons l’exemple de RenewPower : l’entreprise utilise la taxonomie pour démontrer que 75% de ses investissements sont « alignés taxonomie », un message clair pour les investisseurs cherchant à verdir leurs portefeuilles.
Cette interconnexion entre ESRS et taxonomie illustre la cohérence croissante de la réglementation européenne en matière de durabilité, créant un cercle vertueux où transparence et performance durable se renforcent mutuellement.
❇️ Les ressources
Le rapport KPMG ESRS Foundations
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