Le changement climatique est une atrocité – vers une justice climatique post-Nuremberg

Mes raisons de lire ce texte: Je vis dans ce Nord global qui a construit sa prospérité sur l’extraction, l’émission et l’oubli. Je sais que mon confort est adossé à des systèmes qui détruisent les conditions de vie ailleurs, et demain, ici aussi. Ce texte est essentiel parce qu’en requalifiant le changement climatique en atrocité, cela permet d’attribuer correctement les responsabilités qui nous incombent. Nous sommes les bénéficiaires et les complices de cette violence systémique, perpétrée en connaissance de cause.
L’intention n’est pas de nous accabler, mais lire ce texte, c’est accepter de le voir plus clairement. Et puis c’est comprendre la responsabilité inimaginable et incommensurable de ceux qui appellent par exemple à abolir la CS3D, portés par Von der Leyen, Macron et Mertz, par TotalEnergies et Siemens et la quarantaine d’autres patrons. Ce sont des tentatives de délégitimer la responsabilité, d’en effacer les traces, et de refuser de répondre du mal commis. Plus encore, sous le couvert de compétitivité, ce sont les citoyens qui sont culpabilisés. Ce texte nous transfère une responsabilité profonde, non négociable, d’agir, de refuser le cynisme, l’oubli, et l’inaction.

En quelques mots : Dans cet article incisif, le chercheur Gaspard Lemaire propose une requalification radicale du mal climatique en le faisant passer de crise à atrocité. Systémique, planétaire, transgénérationnelle, perpétrée en connaissance de cause, la destruction climatique dépasse les cadres juridiques existants. Elle exige un nouveau mot, un nouveau regard, une nouvelle justice. Lemaire nomme ce crime : atrocité climatique et propose une typologie des responsabilités.

Les ressources

🔗 Earth System Governance – The climate atrocity paradigm – Gaspard Lemaire
🔗 Reporterre – « Il faut parler d’atrocité climatique car la destruction en cours est globale et irréversible »
🔗 Novethic – TotalEnergies et Siemens demandent “l’abolition du devoir de vigilance” européen

Sommaire

Le vocabulaire et le sens

Au travers des mots qui dominent le language climatique, « Réchauffement », « changement », « crise », s’opère une sorte d’anesthésie du sens. Non seulement ce vocabulaire échoue à qualifier la violence qui opère, mais il éclipse l’agentivité humaine et la souffrance des victimes.
Ce que nous appelons « dérèglement climatique » est en réalité une violence systémique, infligée sciemment, à grande échelle, à des populations civiles. Une violence qui mérite un autre nom : atrocité climatique.

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