| En quelques mots: Dans un contexte de durcissement réglementaire et de méfiance croissante envers les discours écologiques des entreprises, Quantis propose une grille méthodologique fondée sur les normes ISO, le cadre PEF et les principes de l’ONU pour communiquer et prouver. Cinq exigences incontournables – spécificité, mesurabilité, pertinence, compréhensibilité, accessibilité – sont décrites pour que chaque claim devienne un acte de redevabilité. Seules les données vérifiées, contextualisées et publiquement accessibles peuvent légitimer une parole environnementale. Toute entreprise qui prétend réduire son empreinte doit désormais en apporter la preuve, dans le respect des standards, des incertitudes, et des limites du réel. Quantis appelle donc à la maturité écologique des marques : parler vrai, ou se taire. |
Les ressources
Quantis – 2025-09 – Guidelines for credible, science-driven environmental footprint claims
Sommaire
Promesses écologiques : entre vérité, stratégie et responsabilité
Les « claims environnementaux« , affirmations sur les bénéfices écologiques d’un produit ou d’un service, sont devenus monnaie courante, mais que leur banalisation les expose à la dérive : greenwashing d’un côté, greenhushing de l’autre.
Le greenwashing est défini comme toute déclaration qui, par omission ou exagération, donne une image faussement vertueuse d’un produit ou d’une entreprise. Quantis en souligne les conséquences : réputation ternie, actions en justice, perte de confiance, et même désengagement des investisseurs.
À l’inverse, le greenhushing, silence stratégique pour éviter les critiques, est une forme de renoncement à la transparence, qui freine l’élan collectif vers une transition durable.
Il faut réconcilier communication et vérité, en s’appuyant sur la science, la clarté, et la responsabilité. Le contexte réglementaire est en pleine mutation, notamment avec la Directive européenne sur les allégations écologiques (Green Claims Directive), qui impose vérification, interdiction des termes vagues, et sanctions sévères (jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel). Cette directive, attendue pour 2027 (même si l’Omnibus pourrait passer par cet arrêt!) transforme la communication environnementale en un exercice de précision et de redevabilité.
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