Sourcing – L’ère de la « RSE de survie » , impératif de continuité face au risque systémique – par EIQ

En quelques mots :
Synthèse du rapport « Top trends in responsible sourcing 2026 » de EIQ
Nous entrons selon EIQ dans l’ère de la RSE de survie. Sous l’effet conjugué d’une instabilité géopolitique chronique, héritée de l’année électorale record de 2024, et d’une pression législative européenne sans précédent (CSDDD), le sourcing responsable est maintenant une question de continuité opérationnelle plus que de réputation. La gestion des chaînes d’approvisionnement est en effet désormais une discipline de gestion de crise permanente, où la visibilité des données et la résilience juridique priment sur les engagements volontaires. Analyse des 7 tendances qui structurent le sourcing responsable en 2026.

La ressource

🔗 EIQ – LRQA – 2026 – Top trends in responsible sourcing 2026

Ressources complémentaires

🔗 Everstream Analytics – 2026 – Supply Chain Annual Risk Report
🔗 AMRAE – KYU – 2026-01 – 7ème baromètre des risques Supply Chain

Sommaire

Avant-propos & Introduction : L’après-2024 ou la gestion des pivots stratégiques

L’héritage de la « super-année » électorale
Le rapport s’ouvre sur une analyse lucide de la gueule de bois géopolitique qui suit 2024, qualifiée d’année de la « super-élection ». Kevin Franklin, dans son avant-propos, souligne que nous naviguons désormais dans les remous de ces scrutins mondiaux qui ont redessiné la carte des alliances et des tensions. Si la rhétorique politique, notamment aux États-Unis, a vu émerger un mouvement « anti-ESG » bruyant, la réalité du terrain économique impose une résistance farouche à ce populisme d’affaires. Il y a une dissonance cognitive majeure entre les discours politiques, qui tentent de freiner les ambitions climatiques ou sociales pour des gains électoraux court-termistes, et la réalité des risques physiques et légaux qui s’abattent sur les entreprises. Le document pose ainsi le décor : les entreprises ne peuvent plus se permettre d’attendre que la poussière retombe ; elles doivent opérer dans ce brouillard persistant.

De la polycrise à la stratégie de la résilience
La « polycrise » est maintenant la norme opérationnelle, la volatilité est ainsi le nouveau substrat de l’économie mondiale. L’approche traditionnelle, cloisonnée et réactive, est devenue obsolète face à des menaces qui s’entrecroisent : le changement climatique alimente les tensions sociales, qui à leur tour perturbent les flux logistiques.

L’enjeu est donc de savoir si l’on doit s’engager dans comment maintenir le cap au milieu de vents contraires. Le rapport appelle les décideurs à abandonner l’illusion de la stabilité pour embrasser la gestion dynamique des « pivots ». Il s’agit de restructurer les chaînes d’approvisionnement pour la capacité à encaisser les chocs, qu’ils soient réglementaires (avec l’arrivée massive du devoir de vigilance) ou environnementaux. La donnée (Data) est utile au delà de son usage pour les outils de reporting. C’est le radar indispensable pour naviguer dans ces eaux troubles.

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