Du marketing à la manipulation – 30 mesures pour une consommation responsable – par HOP

En quelques mots : synthèse du rapport de Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP) – 25 juin 2025 – « Conditionné·es à surconsommer – Enquête sur l’obsolescence marketing et l’influence des stratégies commerciales »

Dans un monde saturé de messages publicitaires, où l’innovation est souvent un mirage et la nouveauté un piège, HOP démonte avec rigueur et finesse les rouages d’un marketing devenu machine à obsolescence. Ce rapport, à la fois enquête, manifeste et boîte à outils, révèle comment les stratégies commerciales façonnent nos désirs, accélèrent le renouvellement des produits et compromettent toute ambition de durabilité. Une lecture essentielle pour qui veut comprendre les ressorts systémiques de la surconsommation et agir pour les désamorcer.

La ressource

🔗 Le rapport Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP) – 25 juin 2025 – Conditionné·es à surconsommer – Enquête sur l’obsolescence marketing et l’influence des stratégies commerciales

Sommaire

Introduction

Alors que 90 % des Français·es se disent sensibilisé·es à la consommation responsable, une majorité continue de remplacer des produits encore fonctionnels. Smartphones, téléviseurs, aspirateurs : les objets du quotidien sont pris dans une spirale de renouvellement accéléré, souvent sans nécessité technique. HOP choisit ici de s’attaquer à une forme d’obsolescence plus insidieuse que la panne programmée : l’obsolescence marketing. Celle qui, par le jeu des images, des récits et des prix, rend l’ancien indésirable et le neuf irrésistible. L’enquête s’appuie sur une méthodologie très complète: revue de littérature, entretiens avec des expert·es, agora citoyenne, et un sondage exclusif mené avec l’Ifop. L’ambition est claire : nommer, comprendre et encadrer les pratiques commerciales qui sabotent la durabilité.

Le marketing, ses vertus et ses dérives

HOP ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. Le marketing, rappelle-t-elle, est un outil neutre, structuré autour des fameux « 4P » (Produit, Prix, Promotion, Place), qui peut tout autant servir la surconsommation que la transition écologique. Des initiatives comme Back Market, Murfy ou Commown montrent qu’un marketing de la durabilité est possible, jouant des codes pour valoriser la réparation, la sobriété ou l’économie de la fonctionnalité. Mais ces exemples restent marginaux. Le greenwashing, lui, prospère. Et surtout, l’obsolescence marketing, encore peu définie juridiquement, agit comme un virus systémique : elle infiltre les désirs, manipule les perceptions, et rend désirable ce qui est superflu. Le marketing, loin d’être un simple miroir des préférences, façonne activement les normes de consommation. Il capte les désirs humains pour les orienter vers l’achat, au détriment du libre arbitre et de l’environnement.

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